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    La nuit de la sainte Catherine, 25 novembre 1428, le sire Bonivard et ses amis sont en train de faire ripaille pour célébrer la récupération du prieuré de Saint-Benoît, au pied du Granier. La nuit est claire et tranquille.

    Tout à coup, "en un instant, environ le milieu du souper, ils entendirent des vents épouvantables, et du tout extra-ordinaires. Ils voient l'air trembler. Et par le ministère des diables furent causés grêles, tempêtes et tremblement de terre si étranges que le sommet du rocher de ladite montagne de Grenier tomba en de prodigieux quartiers, au moyen desquels le prieuré, la ville de Saint-André, les seize villages, ensemble hommes, femmes, enfants jusques au nombre de cinq mille personnes, furent entièrement abîmés dans la terre ... Et s'épancha ledit abîme une grande lieue de large et de long, jusques aux talons des pauvres religieux qui étaient en dévotion devant l'image de la Vierge, où ledit abîme s'arrêta tout court, sans pouvoir passer plus outre et sans faire de mal aux dits religieux ..."

    Il semble que la montagne, érodée de l'intérieur par les galeries souterraines, gorgée d'eau à la suite d'un automne bien pluvieux, se mit à glisser légèrement, peut-être secouée par un léger tremblement de terre provoquant un échauffement avec production de vapeur d'eau qui désolidarisa la masse du rocher.

    La montagne s'effondra comme un château de sable sur une plage, recouvrant cinq villages : le Granier, Saint-André, Saint-Pérange, Vourey et Cognin.

    La masse de déblais s'arrêta contre le repli morainique de Myans épargnant, de justesse les bons moines qui étaient en prière et ce "miracle" fut attribué à la Vierge Noire pour qui la dévotion, qui existait depuis longtemps, devint extraordinaire.

    Le paysage fut totalement modifié. Le col du Granier était apparu là où une crête, à peine échancrée, réunissait le sommet du Granier au mont Joigny, un à-pic de plus de 800 mètres tranchait la face nord du Granier, et la base du mont était maintenant occupée par un dédale de rochers, de terre et de petits lacs que l'on distingue encore clairement lorsque l'on est au sommet du mont.

    C'est le territoire des abîmes de Myans.

    On dit que le village de Saint-André apparait encore sous les eaux du lac ...


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